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INTERVIEW : Vittorio ALLEGRIA : DENTISTE EQUIN Il s'appelle Vittorio ALLEGRIA. Il a 39 ans. Il a ce regard latin qui sans doute fait fondre la gente féminine, un peu laccent du Sud et les gestes expressifs des italiens. De plus, il est un de ceux qui réalise ses rêves denfants : faire du rodéo, être un cow-boy, faire du spectacle. Il est tout jeune mais il sait ce quil veut faire : partir aux États-Unis et faire du rodéo. Comment faire pour trouver largent et assouvir sa passion. Faire un autre métier dans le cheval, qui soit assez polyvalent pour trouver du travail partout et assez technique pour quil soit bien payé. Il sera donc maréchal ferrant : «jai trouvé une formation de maréchal en Belgique. Normalement je ne pouvais pas y aller mais grâce à des relations cela a pu se faire quant même. Jai dailleurs été le premier francais à y être admis. Jy suis resté de 14 ans à 16 ans et je suis sorti avec un CAP Belge». Il na que 16 ans et donc il est impensable de sinstaller. Il repart en formation dapprenti pour deux ans chez un vieux maréchal ferrant dans le Nord : Bernard HAVET. Pendant ce temps il monte à cheval classique, même si ses pulsions le poussent vers la monte western. Il apprend le cheval autant que léquitation, et débourre et dresse des jeunes chevaux. Il a limpression déjà de faire du rodéo. Il repart en stage pour 3 années en emploi formation et finalement passe son CAP de maréchal ferrant : «je me suis fait embaucher à Chantilly dans les chevaux de course ou je suis resté 8 ans. Et puis, je suis parti vers le Sud ou je suis devenu artisan à Nice. Mes clients étaient issus de la course et du tourisme». LItalie nest pas loin et le voilà parti. Cest un voyageur, et les kilomètres ne le gênent pas. Le coup de chance est de travailler pour la fédération équestre italienne ou il restera 8 ans. Il continue à apprendre le métier de maréchal et devient de plus en plus performant. Malheureusement, comme la plupart des acteurs de ce métier, il souffre du dos et il lorgne vers dautres activités professionnelles. Un de ses amis vétérinaires linforme quun vieux dentiste équin souhaite prendre sa retraite mais quil veut lui apprendre le métier. Le voilà donc reparti pour une année de stage et il se lance dans ce nouveau métier. Il nempêche que les années passées avec les chevaux lui donnent cette assurance et ce savoir faire qui tranquillise et rendent les animaux dociles : «mais le rodéo reste présent dans ma tête. Le seul organisateur de rodéo se trouve en Allemagne. Il sappelle JACOB. Mais ça fait un peu loin. Pendant que jétais en Italie, un type voulait que jaille ferrer en urgence et je nétais pas chaud. Mails après que jai compris que cétait un cheval de rodéo, ma vie a changé : cétait Ted BOURGUIGNON et me voilà reparti dans le feeling rodéo». Il fait quelques voyages aux états unis, au Texas et participe à des rodéos, mais cest surtout en Allemagne quil fait ses armes et prend ses galons. Il achète du matériel, des chevaux et des toros et organise des rodéos en Italie. Cela dure tout le temps quil passe en Italie. Lorsquil reprend ses études de dentisterie, il rapatrie tout son matériel, ses chevaux (des Saint Fratellani, chevaux italiens, nés dans les montagnes de Messine). En lan 2000 il vend le ranch quil avait monté et créé la compagnie «French Rodéo Compagnie». Il sassocie au groupe de spectacle «CHAPS». «Pour moi, jai réussi ma vie dhomme car jai pu aller au bout de mes passions, le rodéo et le cheval. Il est vrai quil me faut un métier pour gagner ma vie afin de la dépenser dans le spectacle. Ce nest pas grave, car cest vraiment un vrai plaisir et pour moi une grande réussite». |
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