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FLORENCE CLOT : PHOTOGRAPHE Elle sappelle Florence CLOT. Elle a 23 ans.Elle aurait sans doute pu faire de la mode ou autre chose dans des métiers ou lon vend son image. En réalité, depuis toute petite, ce sont les autres, gens animaux ou évènements, quelle a envie de montrer. Elle est amoureuse des chevaux depuis au moins lâge de 4 ans. Son premier «dada» ce fut un shetland et depuis elle na jamais cessé de les côtoyer. Parallèlement, elle se découvre une passion pour limage : «jai encore mes premiers reportages de chevaux. Javais 9 ans. Cétait super. Déjà, je faisais attention à ce que limage ne soit pas dénaturée, et jattendais que les chevaux aient une bonne attitude et des oreilles bien droites». Elle fait ses études et passe un bac économie
et social (ES). Un signe du destin lui enjoint de se tourner vers la formation professionnelle photographique, par lintermédiaire de la mère
dune de ses amies qui lui apporte une pub dune école de photographe «ICART.photo» à Levallois Perret. Elle comprend que
son avenir passe par cette passion et elle rejoint la seconde, les chevaux. La voilà donc partie pour 2 ans et demi détudes dans lécole
de Denis HUISMANN qui devrait la mener vers un diplôme reconnu. Un an et demi de cours magistraux et techniques et le reste en cours pratiques «cest
une très bonne école car on y fait de tout.Du travail en studio, des prises de vues, le développement des professionnels. Pour la fin dannée on prépare un book qui nous sert ensuite pour présenter notre travail lors des embauches. Cest pendant photos en noir et blanc, plus des stages. Ce sont des stages pratiques où lon choisit la direction artistique que lon veut : portrait, mode, animalier...» Pendant ce temps elle continue à monter à cheval, et va jusquau 6ème galop quoique son truc ne soit pas la compétition. Au jour de ses 18 ans, elle achète enfin son cheval, grâce à des économies réalisées au fil des années. Sa jument à 4 ans, cest une jument de pure race espagnole : Fantasia. Pour lanecdote, cest grâce à Fantasia quelle perd la peur quelle a toujours plus ou moins eue sur un cheval. Au culot, elle se rend chez cheval loisirs pour leur proposer son travail. Elle a tout juste 20 ans. La chance lui sourit : la photographe habituelle est en congé maternité. Puis, par lintermédiaire dune amie, elle rencontre un éditeur qui lui confie les photos de plusieurs ouvrages. «Il faut dire que ce nest pas un boulot facile. Les places sont chères et les magazines peu nombreux. On ne peut attendre que cela tombe tout seul. Il faut démarcher, rencontrer des gens, prendre beaucoup de photos. Cest un métier qui coûte cher, tant pour la formation (35 000 F par an), que pour le matériel (il faut au moins 50 000 F pour commencer) et pour une photo réussie combien il faut faire de pellicules. Pour ce qui me concerne, jai la chance de pouvoir allier deux passion : la photo et le cheval.» |
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