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Laurent Jurquet
POLICE NATIONALE : ILOTIER EQUESTRE
Il s’appelle
Laurent JURQUET. Il a 34 ans. On va dire, qu’il est fier de sa fonction, moins sur l’aspect policier que sur celui de cavalier.
Et c’est vrai, qu’il a, comme ses collègues de travail, une sacré allure. Prestige de l’uniforme bien sur, mais aussi mythe du centaure.
Le saviez vous ? La police à cheval existe depuis la nuit des temps, un peu comme la gendarmerie d’ailleurs.
Vous savez également que la police à des prérogatives plutôt citadine en regard aux gendarmes qui couvrent le territoire rural. La première et plus
importante police urbaine à cheval fut celle de Paris, qui a toujours eu une place particulière dans le pays.
C’est en 1936, suite aux émeutes, pendant la grande grève, que cette police à cheval a été dissoute. On l’a appelé la manifestation des coupes jarrets,
car comme vous l’avez compris, les émeutiers, armés de couteaux, tranchaient les jarrets des chevaux lors des charges policières.
La première brigade équestre fut celle de la Courneuve le 11 avril 1994. Il y avait des gardes à cheval, mais cela ne suffisait pas, puisqu’il n’ont
justement pas de pouvoir « de police ». La police officielle a donc repris le flambeau et c’est Charles PASQUA qui a inauguré cette brigade, spécialisée
dans la surveillance des parcs du département. Il existe aujourd’hui des expériences de police nationale à cheval dans le 92, 91, 93, 78 et 77.
La police montée, c’est avant tout un métier de policier. C’est une carrière de fonctionnaire. Pour être policier à cheval, il faut donc avoir un niveau
Bac et passer un concours. Le premier échelon est celui de gardien de la paix. Il y a un an d’école de police puis le stagiaire est appelé dans un commissariat.
Au bout d’un an, le stagiaire devient titulaire. C’est au bout de 2 ans, que le policier peut demander une affectation spécialisée : cheval, moto, maître
chiens….
«Ce qui est intéressant dans ce métier, c’est d’abord la sécurité de l’emploi, a un moment ou il n’est pas facile de trouver
du boulot.
Il n’y a pas beaucoup de vocation, mais c’est un métier de contact et de service. On se sent valorisé.
De plus, il existe une multitude d’emplois différents, et on peut choisir de changer. Cela permet de ne pas s’ennuyer et de faire des choses toujours
nouvelles».
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