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jean-François Andre
PEINTRE ANIMALIER
Il s’appelle
Jean François ANDRE.
Il a 52 ans.
C’est un artiste, et ca saute aux yeux. Il a ce regard d’enfant, à cet âge ou l’on est perpétuellement étonné et questionneur.
Il a des étoiles au fond du cœur et un air vaguement « matheux ». Et pour cause !
Il est un enfant «prodige», avec son Bac science à 17 ans.
Il fait une école d’ingénieur : physique et physique chimie. Il obtient un Diplôme d’Etude Approfondie (DEA), en physique théorique qu’il obtient à
24 ans. Et la, au moment de rentrer dans l’activité professionnelle, il se rend compte de la prison dorée qui l’attend. «je
m’intéressais aux maths d’une manière poétique».
Il part à la conquête du Graal : il devient berger, pisteur dans une station de ski, fait le tour d’Europe en vélo. Il revient et entre aux beaux arts
ou il reste 4 années. Il y apprend le dessin. Il travaille dans l’atelier de GILI, un sculpteur catalan. Il ouvre un atelier à Montmartre et il peint
: des portraits, des natures mortes, des nus…
«Pour peindre, il faut avoir le feu sacré. Savoir ou pas n’est pas le vrai problème. L’important c’est d’avoir envie de dessiner
ou de peindre. Qu’importe les sujets. D’ailleurs, pour évoluer et devenir «instinctif», il faut peindre de tout. Pour bien peindre un cheval il faut
savoir «croquer» un chaise, un vase ou une pomme. La peinture c’est une affaire de l’intérieur et le don n’est pas toujours la clé de l’expression juste».
En 1980, il change d’atelier et se retrouve à Bastille. Il reçoit une commande de 15 tableaux de chevaux pour une exposition à Maison Laffitte. C’est
le grand départ de sa passion des chevaux. Parallèlement, avec des amis acrobates et musiciens, ils montent une troupe de saltimbanques. Ils traversent
l’Ardèche avec des chevaux et des roulottes, et proposent des spectacles de village en village.
A Paris, Jean François joue du violoncelle (musique tzigane, roumaine et yiddish), dans un groupe : «Acarpates». Il enseigne la peinture et le dessin
dans une association «terre et feu» à Paris et en Ardèche l’été sur un lieu qui s’appelle « Mareilles ». Il enseigne également à l’Institut de Préparation
aux études Supérieure (IPESUP) : physique et biophysique.
«Je suis passionné par la mythologie du centaure. J’ai eu souvent cette vision de «l’homme cheval», et parfois il me semble
que cela existe. J’ai rêvé d’un troupeau entier de centaures. Ce qui m’a frappé c’est la fusion homme cheval dans un match de horse Ball. Et la, je
les ai vu».
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