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Yannick Belaud
COMMANDANT DE PELOTON DE GENDARMERIE : REGIMENT DE CAVALERIE
Il s’appelle
Yannick BELAUD.
Il a 36 ans et il est aujourd’hui lieutenant, commandant de peloton, 2ième escadron de régiment de cavalerie de Vincennes.
A 21 ans, il passe les tests de sélection à l’issue de son service national ainsi qu’une visite médicale. Il est apte et entre en formation (8 mois
à l’époque), puis entre à l’école de sous officier.
Il ne lui reste plus qu’à choisir son affectation car il est dans les meilleurs : ce sera la garde républicaine.
Comme tout le monde il part à Saint Germain en laye pour un stage intensif d’équitation de 5 mois (pratique, théorique, connaissances professionnelles).
Il revient dans son escadron. «Le travail d’un gendarme dans la cavalerie est simple : service d’honneur à pied ou à cheval,
travail des chevaux et gestion des écuries, sécurité des quartiers, sécurité des écuries, et parfois pendant la saison (de mai à septembre) surveillance
des forêts, sécurité et prévention, recherche des personnes».
Tout en travaillant il continue à se former et à passer les examens : certificat d’aptitude technique (pour devenir gendarme de carrière), puis diplôme
d’armes sur 2 ans (formation de cadre). En 1992, il est maréchal de logis chef, affecté à Saint Germain en Laye comme instructeur (de 1992 à 1997).
C’est cette année là qu’il passe un concours pour entrer dans l’école de formation des officiers de la gendarmerie.
Il y entre pour deux ans (Melun).
Il est lieutenant et choisit son lieu d’affectation : le deuxième escadron du régiment de cavalerie de Vincennes ou il est commandant de peloton (Quartier
Carnot).
Il est également responsable de la formation du carrousel des lanciers.
«La gendarmerie est un lieu qui permet un vrai plan de carrière. Il faut être bien dans son rôle, mais ce métier permet une
multitude d’emplois différents : maritimes, de l’air, montagne, transport aérien, gendarmerie départementale, mobile, garde républicain. A l’intérieur
de ces secteurs on trouve également des emplois variés : électronique, biologie, secrétariat, maître chien, cavalerie».
Il n’y a pas d’homme de rang dans la gendarmerie en dehors des engagés avec le titre de gendarme adjoint.
Tous les autres sont sous officiers (2 classe, 1 classe, brigadier et brigadier chef, maréchal des logis et maréchal des logis chef, adjudant et adjudant
chef), corps des majors, officiers (lieutenant, capitaine, chef d’escadron, lieutenant colonel, colonel et généraux).
«La vie professionnelle d’un gendarme de la cavalerie est marqué du sceau de la passion. Il y a bien entendu l’engagement
au travail, au corps et ensuite la passion du cheval. Le gendarme est exemplaire et se doit de montrer aux autres la direction qu’il convient. Il est
d’abord un militaire qui obéit aux ordres, puis un gendarme attaché au corps qu’il représente, et enfin garde républicain. Il y a actuellement 96000
emplois dans la gendarmerie, dont 3000 gardes républicains et 550 cavaliers. En tout cas, il faut avoir envie de travailler».
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