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JEAN JACQUES SURMON: EDUCATEUR TECHNIQUE SPECIALISE

Il s'appelle Jean Jacques SURMON. Il a 55 ans.
C'est vraiment une belle génération. Dans toute la palette des métiers dans le monde du cheval, on trouve véritablement une multitude de gens riches en expériences et parfaitement iconoclastes. Par exemple, pour ce qui concerne Jean Jacques, qui par ailleurs est une des figures de la Fédération Handi cheval, la première constatation est que sa passion c'est la musique. Combien de fois dans ce monde équestre, on trouve des gens passionnés par la voile ou la musique quand ce n'est pas les deux à la fois.

Sa carrière débute par un CAP de "chaudronnier". Rien à voir avec le cheval. Il travaille pendant 6 ans, puis il part à l'armée : dans la musique. Quant il est libéré de ses obligations militaires, il part en formation d'éducateur :
"C'est une formation qui se fait sur 2 ans avec au bout un diplôme, le Certificat d'Aptitude aux Fonctions d'Educateur Technique Spécialisé (CAFETS). C'est une formation qui ne se fait qu'en alternance et que j'ai suivi à Poitiers. Alternance, cela veut dire qu'une partie de la formation se passe à l 'école et l'autre en entreprise. J'ai travaillé dans mon entreprise éducative jusqu'à l'âge de 30 ans".
Il monte à cheval depuis l'âge de 18 ans "à la sauvage", mais c'est dans la musique qu'il s'engage.
Et le voilà parti pour des concerts dans toute la France. Il joue de la guitare, du banjo. Il navigue dans le monde western et la musique country. Pendant 2 ans, il est luthier, c'est à dire qu'il fabrique des instruments de musique, surtout banjo et guitare. Il invente d'ailleurs un banjo pour gaucher : "A 32 ans, je décide de réintégrer le poste que j'occupais, dans la même entreprise (l'association Confiance), mais avec une option nouvelle : le cheval. C'est ainsi que j'utilise des structures équestres voisines pour mettre mes jeunes à poneys".
Dans les années 80, il rentre en formation Handi cheval toujours en alternance, et accède aux 3 niveaux nécessaires à la pratique de l'éducation par le cheval. Il passe également ses galops montés (7 éme galop) et d'attelage (7 éme galop). Comme il fait de la promenade et de la randonnée (il encadre des groupes chez des copains), il passe l'ATE. Tout va vite car il monte beaucoup à cheval. Il devient en 1985, formateur au sein de la fédération Handi cheval. Quant à ses gamins "des adolescents", ils évoluent également et font même de la voltige.
Grâce aux haras des Brévières, et à Gilbert FOURNIER son sous-directeur, il récupère une jument comtoise, qui entre dans l 'institut dans lequel il travaille. Le voilà donc à faire un boxe, un paddock, une carrière et il devient spécialiste cheval (fini la ferronnerie) : "Je n'ai pu faire cela que grâce à mon directeur, Michel PARRIGOT et à la bienveillance de tous mes collègues. Il ne faut pas privilégier une activité par rapport à une autre. De plus, un cheval dans un institut c'est un événement qu'il faut gérer avec beaucoup d'attention. C'est un passe temps en grande partie bénévole".

Il travaille de plus en plus avec le CEZ de Rambouillet, d'autant qu'une monitrice s'est spécialisée dans l'accueil des enfants à handicaps ou en difficulté.
C'est une vie bien remplie, mais Jean Jacques travaille sur un projet encore plus innovant : "Il s'agit de créer, à la Bergerie de Rambouillet, un centre d'accueil de jour. J'y occuperais un poste de direction. Ce lieu accueillera 24 jeunes. On y trouvera : 2 pôles cheval (poney et attelage), 1 pole animaux de la ferme, 1 pole espace vert et un pole vie sociale".
On ne peut passer sous silence le travail fait avec Handi cheval sur la route du poisson (équipe hardis mareyeurs).
C'est la troisième course cette année. Cela a été rendu possible grâce aux haras des Brévières qui leur prête un second cheval (un comtois).

Pour plus d'informations sur ce métier, cliquez ici

"Pour ce qui concerne cette voie professionnelle, il faut passer par un vrai apprentissage équestre, jusqu'au monitorat, suivre la formation classique d'éducateur et celle de Handi cheval. Et puis, il faut que les jeunes prennent vraiment du plaisir avec les chevaux."

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