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THOMAS PIRY : COMMISSAIRE GENERAL ADJOINT

Il s’appelle Thomas PIRY.

Il a tout juste 30 ans mais il en fait 25.
Il a cet aspect juvénile de ceux qui brassent les idées et vont au bout de leurs rêves.
On pourrait le croire rangé des voitures, installé sur une voie professionnelle définitive, mais cette apparence est trompeuse. Il part vers des cieux étranges, à la fin du Salon du cheval de Paris, car c’est là qu’il œuvre depuis 3 ans.
"Je ne suis pas du monde équestre. Bien sûr, je fais parfois quelques ballades à cheval mais ce n’est pas ma passion. Ce qui me fait vibrer c’est la musique, la voile et la liberté. Le choix de mon départ pour ce grand voyage n’a pas été facile à prendre".
Il part avec son amie pour 3 mois en voyage «sac à dos» en Asie, puis ensuite direction l’Amérique du sud pour un rallye trans-Amazonie (en voilier).
Une autre vie ?
En tout cas la quête du graal parle aux gens du voyage à cheval (des chevaliers) !
Il est né à PAIMPOL, en Bretagne et a vécu une vie plutôt virevoltante, sauf peut être à l’école où "j’en fait le minimum vital". C’est ainsi qu’il passe son bac, science économique, et qu’il l’obtient à la cession de rattrapage. Il est déjà passionné par la voile, puisqu’il est breton. C’est à dire qu’il baigne dans l’espace bateau.
"C’est quand même la musique qui m’emporte dans son aire.
A 17 ans, après avoir vu des jeunes faire de la musique dans des bistrots, je décide avec une bande de copains de monter un groupe. Pendant quelques années nous faisons du rock, d’abord dans une cave puis en concerts locaux
".

Il ne sait pas trop quoi faire, et laisse ses parents décider pour lui : ce sera un cursus commercial, d’abord un IUT commerce. Au cours de cette formation, il se charge de la création d’une entreprise de tourisme maritime à partir d’un chalutier (faisabilité, comptabilité, fiscalité).
Il gagne le concours de l’innovation. Cette expérience le conforte dans l’idée que le commerce est son créneau professionnel. Il continue donc par une licence et une maîtrise. Et là l’évidence lui saute aux yeux. Ce n’est pas le bon choix : "C’était une erreur d’aiguillage. Il faut faire très attention au choix que l’on fait en sortant de l'école car changer est au fil du temps de plus en plus difficile. En ce qui me concerne, je sais à ce moment la que c’est la musique qui est ma véritable passion".
Il se fait réformer et part quelques mois à New York où il fait de la restauration (et la fiesta). Il rentre et veut se faire embaucher comme «lapin». Ce n’est pas un métier de la chasse mais le nom donné à ceux qui passe de salon en salon et ont la responsabilité des montages. En 1997, il est responsable technique dans le groupe MILLER FREEMAN. Il fait le salon BATIMAT à COMEXPO, "c’est un fiasco mais comme il me restait du temps à faire et qu’il fallait du monde en renfort, j’ai atterri au salon du cheval. Ce fut très rapidement l’osmose entre les responsables (Nelly LEPAUTREMAT et Anne Marie CAPDASPE) et moi.
J’ai pu développer des idées et j’ai compris que ce salon était un parfais compromis entre ce que j’avais appris et ce que je ne voulais pas faire
".

Il y passe trois ans d’enrichissement et de savoir-faire.
Il touche à tout, de l’organisation à la commercialisation, en passant par le montage de dossiers d’animations ou de partenariats. Evidemment, c’est un pilier de la gestion du commissariat sur site. Il se retrouve également dans l’organisation de la fête du jazz, pendant la foire de Paris.
Il est dans son élément :
3 scènes, 140 concerts gratuits pour les 800 000 visiteurs de salon grand public.
"Je ne sais pas trop quoi dire aux jeunes qui voudraient être commissaire général dans un salon équestre. En tout cas, je crois que les professionnels sont recrutés hors milieu, pour des compétences de gestion et d’organisation. Je voudrais redire également qu’il faut se méfier de l'orientation que l’on prend lorsqu’on est jeune.
Il est difficile de s’écarter de cette voie par la suite. Pour ma part, si c’était à refaire, je ferais une école de musique
".

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