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LIONEL OLIVIER : MARECHAL FERRANT

Il s'appelle Lionel OLIVIER.
Il a 39 ans. Il est un vrai passionné du cheval depuis l'âge de 12 ans.

Il a passé son enfance à Lyon, ni dans le cheval ni dans l'agriculture. Pourtant, il s'engage dans cette voie dans un lycée agricole où il passe un BTA élevage : conduite d'entreprise. Il a une vingtaine d'années, et évite le service militaire.
De 20 à 30 ans, il s'échappe des réalités, à la recherche de sa vérité. Il fait une multitude de petits boulots : "j'avais besoin de mûrir. J'ai donc fait un peu de tout (plongeur, moniteur de ski, cuisto, commercial). Il faut dire que je suis un tardif. En tout cas, je continue à m'intéresser au cheval. Je suis un "monomaniaque ", et ma seule passion reste le cheval".

A 30 ans, il décide de devenir maréchal ferrant. Il bénéficie d'un licenciement économique et en profite pour partir en apprentissage. Il touche les ASSEDIC pendant deux ans. Il met donc à profit cette opportunité pour travailler auprès de deux maréchaux ferrants en exercice.
"A la sortie de cette formation sur le tas, je me suis installé à mon compte comme artisan. A cette époque, il n'y avait pas besoin de posséder un CAP pour s'installer (aujourd'hui c'est obligatoire).
En. tout cas, il y a du boulot, et les affaires marchent assez bien. Je gagne assez pour manger
".

Il rencontre Denis LEVEILLARD, qui propose des formations de perfectionnement pour artisan, par modules sur 2 ans. Il participe à la vie du syndicat des maréchaux ferrants. Il en est le secrétaire général. Il participe à des conférences avec des vétérinaires au cours des rencontres maréchalerie et vétérinaire de l'Ouest.

Il est à signaler que pendant des années, cette profession n'étant pas structurée, des écoles fédérales ont mis sur le marché des dizaines de stagiaires inexpérimentés. Il fallait donc régimenter la profession. La loi oblige donc aujourd'hui toute personne désirant s'installer à posséder au minimum un CAP.

"C'est vraiment un beau métier, mais qui est dur, à a fois physiquement (pour le dos) et techniquement. Il est nécessaire que les jeunes passent par des études sérieuses, qui les mènent au CAP, BEP ou bac technique.
A ce propos, il est à noter que l'on a mis en place une formation et un diplôme supérieur le Brevet de Technicien en Maréchalerie (BTM). On peut regretter que d'une certaine façon, l'éducation nationale nivelle ce métier par le bas. Le syndicat est là pour travailler sur d'autres approches de la profession
".














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