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Si vous souhaitez exprimer
votre métier
ou votre parcours
"même atypique !"
Nous pourrions nous mettre en relation avec vous
afin de faire une interview
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PHILIPPE MEYRIER : DESSINATEUR EQUIN
Il sappelle Philippe MEYRIER.
Il a 63 ans. Ses cheveux en batailles et sa barbe blanche lui donne un look inimitable, comme ses dessins dailleurs.
Tout le monde le connaît dans le monde du cheval, et si son visage nest pas toujours familier sa "patte" de professionnel néchappe
pas au public.
Son oncle est éleveur. Il fait de la remonte (cest à dire quil élève des chevaux) pour la guerre de 14/18.
Par descendance, Meyrier vit déjà dans le cheval. Toutefois, il ne fera de léquitation quà 30 ans mais sans pour autant
avoir envie dapprendre le classique. En revanche, son destin se sera le dessin. Il le sait car de tout temps il griffonne "On
devrait apprendre à dessiner comme on apprend à parler ou à lire. Dès lenfance, et tout le temps, il faut croquer, shabituer
à voir et à reproduire".
Nous sommes dans les années 1950, et le monde (celui
de laprès guerre), nest pas encore celui que nous connaissons. Il a 16 ans lorsquil entre à lécole ESTIENNE à
Paris. Il y reste 3 ans puis il entre ensuite dans un atelier de dessin. De retour de larmée, il travaille dans une imprimerie, dans le graphisme.
Le premier mai 1968, il créait sa propre agence "je nai jamais manqué de travail : dessin, graphisme, illustration,
publicité. Je travaille comme au 19 ième siècle. De plus, je nutilise pas la couleur et je dessine en monochrome".
En 1980, il fait une première affiche pour une grande randonnée, les prémisses de lEquirando de notre époque. Il en fera
beaucoup dautres. Il dessine pour cheval Magazine et pour la photographe Boiselles.
Peu à peu, il collabore à lédition de livres spécialisés. Il illustre le Larousse du cheval. Il fait 3 "bouquins"
avec Cheval Magazine.
"Jai créé
lidée des cartes postales et jai été mon propre éditeur. Avec des amis, nous avons créait les éditions
du toro pour distribuer les cartes postales, les tee shirts. Nous avons essayé de mettre en place un journal "le petit Hippophile illustré".
Aujourdhui il est à la retraite mais il ne sarrête pas pour autant. Il continue à dessiner et à faire les salons
"Il faut que les jeunes apprennent à dessiner le plus vite possible. On peut aller dans des académies pour enfant
.
A 14 ans, on sait si on est dessinateur ou pas. Il faut être passionné. Ce qui fait la différence, cest de savoir dessiner.
En tout cas on peut vivre de ce métier".
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