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Il sappelle Jean Marc IMBERT.Il a 33 ans. Il a ce regard denfant qui a réussi à obtenir ce quil voulait mais qui reste complètement étonné de ce qui lui arrive. Cest sans aucun doute le numéro un du spectacle équestre, non par ses prestations de voltigeur (dautres le font également), mais parce quil a révolutionné lutilisation du cheval : sans les mains, sans les jambes. Enfin, ce nest pas tout à fait vrai. Il utilise les jambes, lassiette et la voix. Il monte son cheval, sans selle et sans mors pour son numéro dindien ou sans enrennement pour celui du banjo. Il galope assis vers lavant ou vers larrière du cheval, change de pieds, tourne, virevolte, sarrête. Cest un enfant de la campagne. Ses parents sont agriculteurs, éleveurs de bovins. Ils sont 4 enfants dans cette famille rurale, vivant du coté de Sisteron. Il grandit aux cotés dun poney, dont il partage lutilisation avec le reste de sa famille. Lexistence sans cheval na pour lui pas de sens. Les revers de la vie font que son père cesse ses activités délevage, mais souvre au tourisme équestre et créé une ferme et un gîte équestre. Il a alors 13 ans. Déjà il sait que la monte classique ne lintéresse pas alors que sa sur continue jusqu'à devenir monitrice BEES. En revanche, la voltige cest son truc. Dans ses années dadolescence le voilà dans un gymnase
où il pratique de la gymnastique au sol ce qui lui donne force et équilibre.Ensuite, passionné par la voltige (en cercle par la force des choses), il fait des concours jusquà faire les championnats de France. Il nest pas assez aérien (danseur), pour se faire une place dans les premiers : «je crois que les juges ne sont pas impartiaux en France. Jai vu des voltigeurs gagner dans des compétitions à létranger alors quils étaient mal classés en France. Et puis lacadémique ce nest pas mon truc. A cette époque javais un cheval, Melkior, à qui jai appris à tourner en rond sans barrière, ou à galoper sans sarrêter. Cela ma permis de travailler la voltige tout seul». Il fait quelques petits spectacles mais il suit ses études. Il obtient un bac D puis un DUT en électronique industrielle. A 20 ans il entre dans une boite dinformatique à Nice : « cest alimentaire, bien sûr, car ma passion première reste le cheval. Ce qui ne veut pas dire que mon métier dans linformatique et lélectronique ne me plait pas. Au contraire puisque cest grâce à cela que je règle mes problèmes techniques : micro, sono mais aussi vidéo, publicité, Internet. Jai travaillé dans cette branche jusquà 27 ans ». Pendant 5 ans, il travaille avec une équipe de cascadeurs sous le nom de Chaps, tout en gagnant sa vie avec
lélectronique. Il finit ingénieur réseau à Manosque. En 1994, il quitte Chaps qui la «mis en colère», et en 1995 il arrête son
travail, achète un camion et monte son spectacle équestre.Cest le début de la grande aventure. Lidée de travailler sans bride est née en 1992 et il présente des numéros à Toulon en 1994. Sa première grande prestation se passe à Arles où il est engagé par Michel LIABEUF. Puis les tournées se suivent, les crinières dor en 1995, Equitalyon en 1996, Equitana en 1997, pour les plus importantes. «Ma popularité na pas démarré tout de suite. Je dois même dire que lors de ma première prestation à Avignon, je nétais que la deuxième partie dun numéro de monte américaine. Au bout de la semaine, cest mon numéro dindien qui était ovationné». Il présente plusieurs spectacles avec ses chevaux Mogador, Nikito et Rayo : lindien, voltige en ligne, poste hongroise, char romain et un numéro avec son chien qui se vendent dans tous les pays dEurope. «Il faut que les jeunes sachent que dans ce métier le cheval nest quune petite partie. Ce nest pas parce que lon est fort à cheval que lon se vend bien. Il faut être capable de faire de tout. Cest moi qui fait la promotion, les cassettes. Surtout, il ne faut pas oublier lécole. Cest une formation indispensable. Elle structure notre tête. Plus on est bon à lécole et mieux on réussi». Il fait les bons moments du cabaret équestre à EquitaLyon. Les métiers du cheval et Gilbert DE KEYSER Vous pouvez consulter une interview d'un autre professionnel de la monte américaine : Greg Legrand, entraîneur de chevaux américains |
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