Elle s’appelle Laure TOSI. Elle a 27 ans.
Je l’ai connu dans les pires tourmentes qui soit, à l’occasion du même jumping international qui avait décide de s’agrandir et de monter un salon du
cheval en même temps. C’était en 1998 et elle avait « ramé » pour vendre de l’espace mais tout était quasi-plein. « Le concept
n’était pas bon.
Nous avons eu des conflits, des constats d’huissiers, des mouvements de revendications. Il a fallu s’en sortir. Je pensais avoir fait des erreurs et
être remercié. En réalité on m’a gardé ».
Il faut revenir en arrière pour suivre un début de carrière prometteur. Elle obtient son bac B (économie) à 18 ans et tente une formation en fac de
droit. Fiasco et elle obtient l’écrit mais rate l’oral.
Retour à la case départ qui sera le bon. Cette fois ci fac Administration - Economie - Social en fac à Bordeaux. Elle sort avec un DEUG et entre à l’école
supérieure d’action et de recherches commerciales (ESAP).
Elle a alors 23 ans, le diplôme en poche. Il ne lui reste qu’a trouver du travail. Malgré les diplômes, l’accès à la vie professionnelle n’est pas facile
« j’ai fait une multitude de petits boulots, mais j’ai également envoyé des CV dans des entreprises qui me semblait intéressantes.
Sur une cinquantaine, je n’ai reçu que deux réponses négatives ».
J’ai pu alors me rapprocher du Comité des Expositions de Bordeaux Lac ou j’ai été embauchée en Contrat à Durée Déterminé (CDD). Mes premières missions
en tant qu’assistante furent le Jumping international, la partie commerciale du salon de l’agriculture et Aquitanima.
Au mois de mai 1999, je suis passé en contrat à durée Indéterminé (CDI) avec le titre d’attachée commerciale et comme mission le jumping international,
vinitech en France, en Chine et au Chili ainsi que le machinisme agricole pendant le salon international de Bordeaux.
Il faut noter que ses relations avec le cheval restent aussi éloignées que celle qu’elle avec les vaches pendant le salon de la génétique « Aquitanima.
« Pour faire ce métier, il faut être disponible, travailler beaucoup, être simple avec de bons contacts. Il faut savoir démarcher,
et s’adapter. Et puis pas trop se prendre au sérieux ».