Exclusif ! Animation de Cheval Passion en Avignon (du 17 au 21 janvier 2001) une animation complète avec des visites aux stands
et des interviews avec
.
Christine ROY, ARTISAN D’OBJETS ET DE BIJOUX AMERINDIENS
Elle s’appelle
Christine ROY et elle a 42 ans.
Elle rayonne et en fait 10 de moins. La lumière qui habite ses yeux est fascinante.
Avant d’être artisan elle est une artiste de la vie, malgré les déchirures ou grâce aux déchirures dit-elle.
A 18 ans elle passe son BAC, et part en fac d’anglais jusqu’au DEUG.
Elle suit des cours d’art graphique dans une école privé et en 1983 c’est son premier emploi.
C’est une boite de pub mais elle fait des traits : elle copie des fonds de plan, à la main. De 1983 à 1986 elle est maquettiste traditionnel et en PAO
de 1986 à 1995.
«Il faut noter que j’ai travaillé en 1993 à la Fédération Française d’Equitation ou j’ai créé la station PAO interne.
Ce n’est pas pour autant que je ne faisais pas des travaux avec mes mains. J’ai toujours créé des bijoux, des peintures ou des petits objets. De la
même manière, j’ai toujours été passionné par le cheval. C’est ainsi que je dessinais des chevaux».
Un événement, comme il en arrive parfois, trouble l’ordonnance de sa vie et la douleur la sonne, de ses douleurs auxquelles on ne s’attend pas et qui
prend en traître.
Mais, elle est un elfe, et comme tous ceux qui positive elle réinvente sa vie.
Pour expliquer sa vision du monde, on peut raconter cette parabole qui explique comment un défaut devient une qualité : «Elle
me vient d’une discussion que j’ai eue avec Jacques PRADEL sur la myopie, car je le suis de façon importante.
Une personne a fait une thèse sur la myopie des gaulois. En effet, ils étaient précieux pour la collectivité car voyant mieux que quiconque de prés,
il pouvait accéder aux travaux de précisions.
Il en est de même pour moi.
Tous les petits objets que je façonne sont détaillés à la perfection et le travail bien fait devient une seconde nature».
1995 est une date importante car c’est la rencontre qui lui permet de redémarrer. Elle pousse son compagnon, Jean Claude, aujourd’hui son associé, à
changer de vie et ils partent sur la route.
Cela va bien avec son karma, et elle explique : Ma vision est indianiste et elle touche à toute l’organisation de la vie. D’abord il faut dire que tout
espoir est permis pour ceux qui ont un défaut une tare. C’est à partir de là que l’individu positive sa propre existence et lui donne une autre dimension».
Elle raconte une autre histoire : «Il y a quelque temps, je façonnais des petits objets en bois que me vendait un artisan.
Quelques jours avant un salon, il m’annonce qu’il arrête sa production.
Entre temps j’avais travaillé dans une colonie comme animatrice et on m’avait donné de l’argile. J’ai alors travaillé cette terre et il est apparu que
les objets étaient plus beaux, mieux fini que ceux en bois.
Par ailleurs il ne coûte rien. Comme quoi, des mauvais événements m’avaient amené à trouver d’autres solutions qui se sont avérées meilleures. L’apparence
des choses n’est pas la vérité».
Elle défend totalement l’idée qu’il est important de travailler avec les éléments de base : la terre, l’eau, l’air et le feu. Elle se veut hors système,
car celui qui nous gouverne est contraignant et empêche l’individu de se réaliser. Le message qu’elle passe à tous les jeunes c’est de travailler avec
leurs mains, d’inventer, de créer leur vie. «Et puis quant on travaille avec ses mains, on a le temps de penser, l’esprit
vagabonde et l’on s’évade de la prison des contraintes».
vous ont montré
tous les jours
les évènements de Cheval Passion à Avignon, 2001.