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Bernard MONTAILLER Jockey de course de galop

Il s’appelle Bernard MONTAILLER. Il a 45 ans.
Il a le regard clair et lucide de ceux qui se sont fait une belle vie et il le dit lui même !
«ce serait à refaire, je referais pareil».
Il faut dire que c’est une vie d’artiste, même s’il sait qu’il n’est pas Saint MARTIN. Son espace de notoriété c’est autour de Lyon. Il étais l’homme idéal pour parler de ce métier particulier qu’est un Jockey.
D’ailleurs, il faut dire qu’avant d’être jockey, c’est à dire un cavalier de course qui gagne, l’emploi de tous c’est lad jockey.
Il monte à cheval dés l’age de 10 ans.

Il n’est pas très intéressé par le études et il a 3 idées de métier : moniteur de ski, cascadeur ou jockey : «à cette époque il n’y avait pas d’école comme aujourd’hui. J’ai donc trouvé un entraîneur, boucher de son métier. Je suis entré comme apprenti sans scolarité puisque la formation par alternance n’était pas encore en cours». C’est son patron qui paye des professeurs.
Il est à noter qu’il existait une première école à Chantilly.





A 16 ans il monte en course avec une licence professionnelle (celle-ci est demandé par l’entraîneur car il est mineur) : «la première course est terrible. On ne voit rien, on n’entend rien. Tous se déroule dans un espèce de rêve. Il faut donc quelques courses pour commencer à être actif, réfléchir à la stratégie et prendre des décisions pour répondre à la demande des propriétaires. C’est un métier ou il faut apprendre à créer sa chance».
Les gains des courses correspondent à un bénéfice non commercial (8,5% sur le montant des prix) en plus du salaire de lad jockey.
A 20 ans, il part à l’armée, et il a la chance de la faire au SHN, à coté de Lyon. Il va donc continuer à courir «c’est une époque ou j’ai pas mal gagné. Il faut soulever le problème du poids car c’est la problématique essentielle du jockey. En fait on court contre le temps, contre les autres et contre la prise de poids».

De retour de l’armée il part travailler chez Monsieur MAZOYER.
Il y restera jusqu’à 35 ans. Pendant toutes ces années il court pour d’autres propriétaires de chevaux. Il s’intéresse déjà à la vie «syndicale» et à la formation. Il décide de s’arrêter de courir. Pour lui, c’est d’ailleurs la chose la plus dure, un peu comme «si on mourrait».
Il sait que l’AFFASEC monte quelque chose à Chantilly et il a postulé. Il est salarié à l’école de Gouvieux. Il y restera 9 ans.
«Je souhaitais revenir vers Lyon. Comme il se mettait en place l’école technique, il y devient responsable de formation et des relations professionnelles. C’est vraiment le plus beau métier du monde.
En tout cas, ce métier de jockey est super, en dehors du problème de poids. En tout cas ce n’est ni un métier difficile ni contraignant
».

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