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Georges FOURNIER : Tourisme équestre

Il s’appelle Georges FOURNIER. Il a 50 ans, mais une fois de plus dans ce monde si particulier du cheval, il en fait 10 de moins.
Comment font-ils les gens du cheval pour rester jeune aussi longtemps ? Et s’ils avaient découvert la source de jouvence !
La vie est ainsi faite qu’elle façonne les destins à son gré. Sa mère perd son mari et se retrouve seule avec une flopée d’enfants. Il sera donc élevé par ses grands-parents à la campagne, et en fait son avenir est scellé : «Mon grand père avait une petite ferme à Montpazier, et il travaillait exclusivement avec des chevaux. Nous partions au marché avec un cheval. C’était l’époque du troc, on partait avec des légumes et on revenait avec de la farine et du sel. Mon grand-père n’a jamais eu de voiture automobile. En 1960, il utilisait toujours ses chevaux».

20 vaches, 4 chevaux de trait et un plus léger pour la jardinière qui les menait au marché ou à la gare, la passion des chevaux prend sa source dans la relation qu’il a avec les animaux de la ferme. Cela durera jusqu’à l’âge de 15 ans date à laquelle il revient au sein de sa famille et entre dans un lycée technique. Il passe deux CAP, un de peintre en bâtiment et plâtrier décorateur et l’autre de sculpteur de pierre.

Son premier chantier, il a 18 ans, se fera chez un éleveur et vendeur de chevaux, Monsieur MONTEIL. Il ne le quittera pratiquement plus et c’est la qu’il commence sa carrière d’homme de cheval. Il travaille comme cadre dans une entreprise de bâtiment et le soir il va monter à cheval. Il se marie à 21 ans. Pendant ses congés il part faire des stages chez Monsieur COUPERIE, en son château de Bacon et il évolue dans les chevaux de sport. Il a 23 ans et il passe ses diplômes chez Monsieur CASSAN, bien connu du milieu équestre : «Je commence à monter de bons chevaux car Papy MONTEIL achète des animaux à Dominique BENTEJAC. Je m’installe artisan et j’achète un poulain de 2 ans (jumbo), mais malheureusement, acheté à 2 ans il meurt de congestion à l’âge de 3 ans».
Il restera artisan pendant 11 ans. La dernière année, il monte une ferme équestre en parallèle avec l’artisanat. Suite à une inspection des impôts, il écope d’une amende. C’est la goutte qui fait déborder le vase. Il décide de ne faire que du tourisme équestre.

Il va jusqu’au galop 7, passe le diplôme fédéral d’Accompagnateur de Tourisme Equestre (ATE) chez Claude DELBOURG et c’est parti pour une vie de voyageur. Il sévit dans le TREC (technique de randonnée équestre de compétition), puis dans l’endurance : «je suis responsable des jeunes en Endurance et c’est super. On peut noter que je viens de gagner un cheval arabe, pour les jeunes et pour l’endurance, offert par les Haras, la Fédération Française d’Equitation (FFE) et la Commission d’Endurance Régionale (CER). Pour ce qui concerne ce métier, c’est super lorsque l’on aime le cheval mais il ne faut pas compter son temps. Les 35 heures ce n’est pas pour nous».

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