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HISTORIQUE DU SALON DE L’AGRICULTURE DE PARIS
 


Le CGA : Héritier des comices agricoles issus du XVIII ème siècle et du concours d'animaux de boucherie, créé à Poissy en 1844, le premier Concours Général Agricole se déroule du 14 au 23 février 1870, au Palais de l’industrie, sur les Champs-Elysées.

C'est la première fois que sont réunis, dans le centre de Paris, des animaux de boucherie, des volailles et produits laitiers, des produits agricoles divers ainsi que des machines agricoles.
La Guerre de 1870 puis la Commune empêchent momentanément son renouvellement. Il ne reprend qu'en 1874, et ne cessera de se développer jusqu'à la veille de la 1ère Guerre mondiale, bien qu'il soit toujours à la recherche d'un site définitif. En effet, la manifestation se déroulera pendant cette période successivement au Palais de l’industrie, au Champs de Mars, au Grand Palais et sur l'esplanade des Invalides.
Très vite, les animaux reproducteurs, introduits au concours en 1876, prennent le pas sur les animaux de boucherie. Le CGA devient ainsi le fer de lance de la sélection des races françaises qui s'organisent par ailleurs, dans le même temps, en livres généalogiques.
Parallèlement, le concours de produits poursuit son développement. En 1893, les vins accèdent à la manifestation pour la première fois sous la forme d'une exposition des vins de France. C'est l'amorce du 1er concours des vins qui reçoit, dès 1894, 1471 échantillons.
Le 1ère Guerre Mondiale interrompt le Concours Général Agricole qui ne reprend qu'en 1923 abandonnant définitivement les animaux de boucherie au profit des seuls "animaux reproducteurs des races bovines, ovines, porcines, caprines et (aux) chiens de berger." Le concours accueille alors 245 exposants pour les races bovines, ovines et porcines ainsi que 6 syndicats d'élevage appartenant à diverses régions. Plus de 33 945 visiteurs s'y pressent.

En 1925, la manifestation trouve enfin, après 43 années d'existence, un lieu d'accueil définitif. Elle s'installe au Parc des Expositions de la Porte de Versailles, dont elle inaugure alors les bâtiments.
L'entre-deux-guerres affirme la volonté de rendre plus scientifique le contrôle des performances appliqué aux concurrents et de vulgariser les avancées de la science zootechnique. Le concours ouvert à l'origine aux animaux de boucherie et aux animaux reproducteurs n'accepte plus, à la fin des années 30, que les seuls animaux reproducteurs inscrits à un livre généalogique. La manifestation connaît un déclin de sa participation qui traduit les profondes mutations de l'agriculture française. Ainsi le concours qui recevait 33 945 visiteurs en 1923, n'en reçoit plus que 18 000 en 1939.
Le premier Concours Général Agricole de l'après-guerre a lieu en 1951 après 12 ans d'interruption. Léon Roche, inspecteur général de l'agriculture, est l'artisan du renouveau du concours qui s'ouvre dorénavant à un public large.
Dans le même temps, la compétition devient de plus en plus sélective. Le choix des animaux à présenter est ainsi confié aux livres généalogiques qui sélectionnent eux-mêmes les concurrents.
Par ailleurs, la nouvelle réglementation du CGA place ce dernier au sommet des différents concours spéciaux organisés pour chaque race : il apparaît comme le concours des concours qui conclut une série d'épreuves hiérarchisées conduisant les meilleurs de leur étable au grand ring de la porte de Versailles.

Edgar Pisani, alors ministre de l'agriculture, crée, en avril 1963, le CENECA (Centre National des Expositions et Concours Agricoles) dont les fonctions sont "d'assumer la responsabilité des expositions et concours agricoles à caractère national ou international et en particulier celle du Concours Général de Paris".
Constitué sous la forme d'une société d'économie mixte, le nouvel organisme peut ainsi multiplier ses financements et s'ouvrir aux " organisations professionnelle agricoles à vocation nationale ainsi (qu'aux) principaux groupements représentatifs des industries situées en amont de l'agriculture - machinisme agricole, engrais, aliments du bétail ou en aval - industries agricoles et alimentaires, commerce de l'alimentation ".

Le premier Salon International de l'Agriculture ouvre ses portes le 9 mars 1964. Son succès ne s'est jamais démenti depuis lors. Alors que le premier CGA de l'après-guerre avait accueilli près de 86 000 visiteurs, le Salon International de l'Agriculture en accueille 300 000 dès 1964 et 500 000 en 1975.
Les 800 000 visiteurs sont atteints au début des années 80. La séparation, en 1991, du Salon International de l'Agriculture et du Salon International de la Machine Agricole n'affectera que temporairement le salon qui renoue avec le succès dès le milieu des années 90.
Ainsi, 580 000 visiteurs en 1997, 610 000 en 1998 et 624 165 en 1999 ont arpenté, le temps d'une semaine, les allées de la Porte de Versailles à la découverte de " la plus grande ferme de France ".
Le Salon International de l'Agriculture, fidèle à son rôle pédagogique, n'a eu de cesse depuis la crise de la vache folle de montrer les efforts entrepris par l'ensemble des secteurs agricole et agro-alimentaire pour une agriculture de qualité.
Son engagement précoce envers l'agriculture biologique, reconnue aujourd'hui par tous, relève de la même démarche.


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