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Elle s'appelle Carine DELBAERE. Elle a 24 ans.
Exceptionnellement, l'interview se
fera sur le stand des métiers du cheval. Elle possède un "peps", une "pèche", inouïs.
Elle va à 200 à l'heure et son temps est consacré à ceux qui font la vie autour de la race des Mérens. Je ne reparlerais pas des chevaux Mérens, puisque le
sujet est déja traité dans l'interview de Serge FAUCET. Donc nous entrons directement dans le vif du sujet :
"Je fais du cheval depuis l'âge de 11 ans mais pas dans le classique, plutôt dans la randonnée. J'ai eu très tôt
mon propre cheval, un poney Conemarra. C'est pour cela que malgré mon envie de faire du cheval mon métier, j'ai vite compris que je ne pourrais pas être monitrice
d'équitation".
Elle croise le cheval mérens, lors d'un stage en Auvergne sans savoir qu'un jour elle en serait un maillon. Avec son Bac C en poche, elle entre dans une école
d'ingénieur en agriculture "agroalimentaire et environnement".
Cela s'appelle l'Institut Supérieur d'Agriculture, les études durent 5 ans à Lille. Entre la deuxième et la troisième année, elle fait un stage (obligatoire).
Elle a choisi de partir dans le pays de Galles pendant 6 mois "j'ai fait de tout : les écuries, les ballades, la gestion des chevaux,
et surtout 6 heures de cheval par jour. Cela m'a permit d'évoluer très vite". A la fin de la quatrième année, re-stage, mais cette fois-çi
au Conseil des chevaux de normandie, organisation mise en place par la filière avec le concours du Conseil Régional (promotion et les équidés non répetoriés)
. Lors de la cinquième année, elle fait le choix d'un stage "Domaine d'approfondissement en journalisme et agriculture", ce stage étant né d'un partenariat
entre l'Institut Supérieur d'Agriculture (ISA) et l'Ecole Supérieure de Journalisme de Lille (ESJ).
"Au bout des six mois d'école, je suis partie faire un stage de deux mois dans un hebdo "l'agriculteur normand". A la fin des deux
mois, j'ai pu faire un vrai journal quotidien, pendant la vente aux enchères des yearling à Deauville".
Elle pense alors au journalisme, ou peut être entrer au Conseil des chevaux du Nord Pas de Calais. Après 3 mois de recherche, elle reçoit deux propositions
: l'une pour être responsable d'un journal agricole, l'autre pour être animatrice au SHERPA MERENS. Le 15 juin elle signe au SHERPA.
"J'ai eu de la chance puisque mon rève c'est de travailler dans le cheval. Il ne faut pas se décourager. Si l'on croit avoir fait le
bon choix, il ne faut s'arréter en route. Pour autant, il faut rester souple et ne pas être bornée".
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