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| Eric ALLAIN, ELEVEUR AMATEUR DE CHEVAUX BRETON |
Il s'appelle Eric ALLAIN. Il a 42 ans. Ce n'est pas un professionnel de l'élevage,
ce qui n'empêche pas qu'il possède de beaux animaux. Beaucoup d'éleveurs de chevaux de trait sont des amateurs, en ce sens qu'ils font naître mais qu'ils ne vivent
pas de leur production.En fait, il est agent de l'EDF et il aime son métier. Sa passion pour le cheval de trait, et c'est un amour exclusif, remonte à l'âge de 15 ans. A coté de chez lui vit un fermier qui possède des chevaux de trait breton, et il y prend le virus en même temps qu'il apprend le cheval. Toutes ces années lui vrille la passion au corps, et malgré les déplacements occasionnés par le métier de son père, il est militaire, il ne perd pas les chevaux de vue. Il revient au pays, avec sa famille, et se donne les moyens d'avoir un cheval : maison, terrain, espaces. Son travail lui permet de vivre et sa passion de s'épanouir. Il achète sa première jument, "Charlotte". Elle a 6 mois, et évidemment c'est une Bretonne. Il la débourre, la dresse, montée et attelée. C'est avec des copains et en parfait autodidacte qu'il apprend les rudiments de l'attelage jusqu'à ce qu'ils fassent venir un spécialiste qui les initie aux subtilités du harnachement et de la conduite. On ne peut parler du cheval sans parler de son origine. La Bretagne conquérait au XVIII siècle la suprématie dans l'élevage du cheval de travail. Elevage et commerce y étaient florissants et le Léon, partie nord du Finistère a tiré de l'élevage du cheval et notamment du postier Breton sa prospérité économique. Les croisements à partir des races indigènes ont été nombreux et ont donné des chevaux différents, appelés "Bretons". L'armée veut des chevaux vifs pour ses officiers et des traits légers pour son artillerie. Elle trouve en Bretagne ce qui lui convient. Le cheval Breton trouve son utilité pour tracter les diligences et pour les travaux agricoles. On a besoin de chevaux de poste, et on le croise pour en faire "des postiers". Enfin, les tracteurs remplacent peu à peu le cheval au travail. Aujourd'hui, le cheval Breton possède un cheptel de 12 000 chevaux, 5 500 juments bretonnes en activités, 615 étalons, environ 3000 immatriculations. Grâce au dynamisme des éleveurs, Il entre de plein pieds dans le monde du loisirs : sports, promenades, vacances en roulottes, attelage, fête et spectacles. Quand à Eric ALLAIN : "j'ai récupéré des voitures, acheté une voiture marathon et construit un sulky avec des roues de moto. De plus, je milite pour la préservation des races de chevaux de trait et plus précisément le Breton. J'ai trouvé un très beau tombereau et je participe aux fêtes de village. Et je vais essayer de passer les galops. Voilà, maintenant on peut aller boire un kir breton". |
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