| e naisseur équin a la responsabilité de choisir la saillie en fonction de l'accouplement et du croisement génétique qui lui convient le mieux et en fonction des aptitudes du père
et de la mère, en quelques sorte c'est lui qui définit la race et la catégorie dans laquelle il veut classer son futur poulain ou pouliche soit pour la course, les sports, les concours ou pour d'autres raisons.

L'éleveur a la charge d'élever le foal jusqu'au sevrage.
Le naisseur équin suivra tout au long de sa carrière le produit né en sa demeure, car en effet il existe une prime au naisseur, attribuée a certains chevaux, sur tous les gains, galop ou trot, elle s'élève à 12% pour les trotteurs et 15 % pour les galopeurs, cette prime est concédée pour l'encouragement
à l'élevage de la race chevaline. Les résultats escomptés ne sont pas toujours au rendez vous, on ne maîtrise pas la génétique comme on le voudrait.
Dans tous les cas, il faudra déclarer vos produits au stud-book si vous souhaitez les faire reconnaître ou si vous espérez un jour les voir courir, bonne chance quand même.
Quant aux chevaux de sport, il n’est pas encore attribué de prime sur les concours au grand regret de Jacques Granchamp des raux et de tous les naisseurs en général dans le genre, un vide qu’il serait bon de combler dès que faire se pourra.
Pour être naisseur équin, il vous suffit d'un herbage, (pour la clôture pas de fil barbelés) d'être propriétaire d'une poulinière, de quoi la mettre à l'abri avec ses futurs petits, la faire saillir. et attendre 11 mois de gestation patiemment.
A notre grande surprise, aujourd'hui encore, sans aucun diplôme agricole ou autre, sans aucune connaissance particulière de la profession vous pouvez devenir naisseur et arriver de formations différentes, de l'agriculture, des métiers du cheval, du maquignonnage ou autres secteurs en dehors du
cheval.
Il est quand même recommandé d'être en étroit contact avec un vétérinaire au cas où le naisseur n'aurait pas compétence pour assurer des actes médicaux ou chirurgicaux. Il faut parfois veiller toute la nuit la mère poulinière, quand elle donne la vie, il faut l'aider, et d'être à ses côtés doit
la soulager quelque peu.
Ainsi, pour l'élevage du foal il vaut mieux avoir des connaissances approfondies si vous comptez en faire un athlète, faire très attention qu'il ne se blesse pas quand il fait le fou, ne jamais oublier que c'est un bébé, ne pas s'essayer de monter dessus, sa colonne vertébrale n'est pas encore
terminée. Côté alimentation, sa maman lui suffira jusqu'au sevrage, c'est-à-dire aux environs des 5/7 mois.
Le sevrage est une étape importante dans la vie d'un foal, il a pour but de le rendre le indépendant de sa mère.
Situation traumatisante pour lui d'être séparé de sa mère, de préférence éloigner la mère et le foal suffisamment loin l'un de l'autre afin d'éviter qu'ils entendent leurs appels déchirants.
Aujourd’hui, il est impossible de tricher quant aux origines du poulain, les ADN de la mère et du père feront foi.
Sachez que ce métier n'est pas assujetti aux 35h, la priorité est toujours pour l'animal naissant, les naissances n'attendent pas même si la poulinière porte 11 mois, elles surviennent quand la nature décide, et dès que le petit est né il lui faudra la plus grande attention car entre la mise bas
et que le petit se mette debout il faudra compter 1h/1h30.
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