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'est un très vieux métier, né lorsque les humains se sont mis en tête d'utiliser le cheval comme outil de travail et moyen de locomotion.
Du paysan, au militaire en passant par le notable, ils ont amené les chevaux sur des terrains plus ou moins durs, plus longtemps que ne le supportaient les sabots des animaux. Il fallut alors trouver une solution pour que ceux ci ne se blessent pas et continuent de travailler.
On inventa alors la chaussure pour chevaux, et de façon empirique on améliora les techniques de la ferrure. Spécialiste du pied, le maréchal ferrant est un maillon indispensable au bien être et à la bonne santé du cheval tout au long de sa vie de
travail.
Ces compétences doivent être irréprochables et il doit évoluer avec les connaissances scientifiques qui évoluent très vite.
Il devient performant en locomotion, pathologie, orthopédie. Il a également une fonction de conseil et oriente le client vers un ostéopathe ou un vétérinaire. Il ne peut soigner car il nest pas vétérinaire.
Frédéric BECAT parle de son métier :
«Je me lève tôt, moins pour attaquer mon boulot que pour nourrir et soigner mes chevaux. Ce métier nest pas une fin pour moi mais la possibilité de faire de lélevage et du CSO.
Je fais environ 50 000 km par an pour un cheptel denviron 500 chevaux.
Jai la chance de navoir pas mal au dos et dêtre costaud. Je ferre à langlaise (seul) une quinzaine de chevaux par jour.
Pour ce qui est du salaire, il nest pas guère plus élevé quun SMIG (net). Je fais moi même ma comptabilité (aidé par ma sur), et je suis au réel simplifié.
Pour démarrer mon activité, jai simplement fait une déclaration à la chambre des métiers. Il faut environ 2à 3 ans pour se faire une clientèle».
Il y a environ 1300 maréchaux ferrant inscrits à la chambre des métiers, dont 130 sont salariés.
Parmi eux il y a 25 femmes. L'ensemble du territoire nest pas équitablement répartie et malgré un équilibre relatif entre loffre et la demande, certaines régions en manquent. Les maréchaux ferrant travaillent souvent seul et proposent des ferrures
dentretien ou correctrices.
Depuis 1998, par décret, linstallation dun maréchal-ferrant ne peut être fait que par des professionnels titulaires d'un diplôme
homologué, délivré par le ministère de lagriculture et de la pêche. Selon les âges et les préférences, on peut choisir entre la formation initiale (formation des lycées), lapprentissage (de 16 à 26 ans, dans les centres
de formations dapprentis) et la formation continue (à partir de 16 ans et pour les adultes qui sont accueillis dans les centres de formations professionnelles et de promotion Agricole).
CAPA (Certificat dAptitude Professionnelle Agricole) :
option maréchalerie (niveau 5) Ce brevet se prépare en deux ans après la classe de troisième.
Par la voie de lapprentissage, il se prépare en cycle de préparation de 600 heures en CFA ou en section dapprentissage ou en unité de formation par apprentissage.
Par la voie de la formation continue :
600 heures en centre de formation.
Les conditions daccès :
3e de collège ou être titulaire dun CAP ou dun CAPA ou titulaire dun diplôme obtenu à lissue dun cycle de détermination des lycées ou justifiant dun niveau de scolarité de seconde générale et technologique
ou un an dactivité professionnelle à temps plein à lentrée en formation.
La formation est assurée par modules généraux (expression, communication et langue française, langue étrangère, corps et activités physiques, vie sociale, civique et culturelle, mathématique et traitement de données), par modules professionnel
(filière cheval, matière et le vivant, connaissance du cheval), et par module de la spécialité (fonctionnement et résultats du système dentraînement, conduite dun processus dentraînement et dexploitation du cheval de
compétition).
BEPA (Brevet dEnseignement Professionnel Agricole) :
option maréchalerie (niveau 5)
Ce brevet se prépare en deux ans après la classe de troisième. Les conditions daccès : 3e de collège ou être titulaire dun CAP ou dun CAPA ou titulaire dun diplôme obtenu à lissue dun cycle de détermination
des lycées ou justifiant dun niveau de scolarité de seconde générale et technologique ou un an dactivité professionnelle à temps plein à lentrée en formation.
Par la voie de lapprentissage, il se prépare en cycle de préparation de 600 heures en CFA ou en section dapprentissage ou en unité de formation par apprentissage.
Par la voie de la formation continue :
600 heures en centre de formation.
La formation est assurée par modules généraux (expression, communication et langue française, langue étrangère, corps et activités physiques, vie sociale, civique et culturelle, mathématique et traitement de données), par modules professionnel
(filière cheval, matière et le vivant, connaissance du cheval), et par module de la spécialité (fonctionnement et résultats du système dentraînement, conduite dun processus dentraînement et dexploitation du cheval de
compétition).
On peut aller jusquà un baccalauréat professionnel ou un Brevet de Technicien Maréchalerie.
Point de vue :
Cest un métier de contact avec le cheval mais il est très contraignant et traumatisant tant sur les articulations que sur la position du dos. Il nest pas rare que les professionnels sarrêtent pour des raisons de santé. Cest un créneau qui
nest pas complètement bouché, et il faut en profiter tant quon est jeune.
Point de vue du syndicat :
A) la technique de ferrage "à froid" est plus longue que la technique"à chaud", lorsqu'elle est réalisée avec conscience, minutie et respect du cheval.
Elle s'adresse à des cas particuliers : certains chevaux de course au galop, avec des fers spécifiques. Certains chevaux n'ayant "plus de pieds" (sous-entendu qu'un "porter à chaud" risquerait d'occasionner une brûlure des pieds par manque d'épaisseur
de corne). Lors de repose d'un fer déja convenablement ajusté au pied d'un cheval déferré.
Il est accessible à tous de comprendre que pour ferrer à la mesure du cheval, à la "tournure" de ses pieds et des particularités de sa locomotion; il est plus aisé d'ajuster de l'acier "à chaud" plutôt que de l'acier froid.
Par contre, elle peut être plus rapide lorsque le "poseur de fers" ajuste le pied du cheval aux fers que fabriquent des marchands qui ne connaissent pas votre cheval, et par voie de conséquence, ses particularités.
B) Ferrer dans les prés, n'est pas un lieu dans lequel un Maréchal respectable et compétent acceptera de ferrer un cheval. Pour la bonne et simple raison que l'irrégularité du terrain, voir la hauteur des herbes empêchent
de voir et de comprendre les aplombs du cheval à traiter.
C) Rappelons que quelque soit l'emploi du cheval considéré, il n'est point d'excuse pour "mal" le ferrer.
Tout Maréchal-ferrant respectueux des équidés qui lui sont confié, se doit d'agir avec compétence pour ne pas nuire à leurs bien-être. Car ceci resteront la majeur partie du temps sur les bases que lui feront le Maréchal-ferrant.
Dominique FONSECA
Président de l'Union Française des Maréchaux-ferrants
Contact : fonscad@aol.com
Présentation de ce métier par les élèves
du lycée Saint Cyran.
Quelques adresses utiles :
Union Française des Maréchaux Ferrant
Madame Alves
11 rue Saint Jean
SENAINVILLE 28300 COLTAINVILLE
Tél : 02.37.32.36.90
Fédération Nationale des Artisans Ruraux
11 rue d'Uzes
75002 PARIS
Tél : 01 44 82 04 61 Fax : 01 44 82 04 62
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