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Confédération Nationale
des Usagers des Loisirs Equestres

2001 : décembre 2002 : janvier, février

Lettre ouverte à la Ministre

à Madame Marie Georges BUFFET
Ministre de la Jeunesse et des Sports
78 rue olivier de Serres
75739 PARIS cedex 15

Paris le 26 décembre 01

Madame la Ministre,

Malheureusement, et vous êtes bien placée pour le savoir au vu des combats que vous avez mené durant toute votre vie politique, la justice sociale est bien souvent absente de l’espace citoyen. Je me bats depuis des années pour que la filière cheval professionnelle soit distincte des activités sportives ou de loisirs équestres. Evidemment, mon combat, celui des professionnels, celui des sportifs ou encore celui des utilisateurs / consommateurs n’est pas le même et c’est logique.

J’ai déjà eu l’honneur, par un courrier en 1999 d’attirer votre attention sur le problème des ATE en exercice, et j’ai pu constater qu’une solution avait été trouvée. Je sais également que vos services travaillent sur de nouvelles formations et diplômes concernant les métiers du sport. Je vous confirme que c’est par dizaine que les salariés ou patrons d’entreprises équestres nous ont contactés sur le site des métiers du cheval pour avoir des réponses à leurs questions. Nous mettons d’ailleurs les informations nouvelles sur Internet dés que nous en avons connaissance.

Evidemment, ca ne répond pas aux questions des équivalences ni à la place des diplômes fédéraux dans le futur cursus professionnel sportif. Vous comprendrez rapidement que le problème dont nous allons parler aujourd’hui est gravissime car il touche une petite partie d’un milieu habitué à «s’arranger », opposée à des professionnels solitaires et peu habitués à se regrouper pour lutter au sein de syndicats.

Cette fois ci, il s’agit d’un événement social autant que professionnel. La FFE (CNTE) continue à vendre des formations fédérales sans se préoccuper des nouveaux textes, en utilisant abusivement le terme de formation professionnelle ce qui n’est pas le cas. Le prix de ces formations varient entre 30 000 F et 50 000 F.
Faut-il rappeler que ces formations fédérales s’adressent à des pratiquants et ne sont pas validées par la CPNE EE pas plus qu’ils ne sont présents sur la convention collective. Une fois encore, le fait d’avoir rajouté une année à l’ensemble des diplômes homologués renforce la FFE tourisme équestre dans son délire habituel au détriment des citoyens abusés et de la profession.

L’état a, au travers de sa justice, un rôle de gardien des lois à jouer, qu’elles soient judiciaires ou commerciales. Il se doit de montrer l’exemple et respecter plus que les autres les règles républicaines.

En 1995, le ministère de la Jeunesse et des Sports a choisi d’homologuer des diplômes fédéraux (ATE, GTE), au détriment de diplômes professionnels proposés par l’APTE France et en contrevenant à la loi : Il existait un diplôme d’état pour le tourisme équestre (BEES option tourisme équestre), et dans ce cas la loi interdisait d’homologuer quelques diplômes fédéraux que ce soit.

Les homologations ont pris normalement fin en 1999, et le ministère des Sports a commencé à travailler sur une probable professionnalisation des métiers du sport. On aurait pu supposer que la FFE avait compris le rôle de chacun, le sien pour faire des sportifs et gagner des compétitions, celui de la CPNE EE pour gérer les professionnels.

Pas du tout. Le ministère de la Jeunesse et des Sports a rajouté une année à l’homologation des ATE et GTE. Au mois de juillet 2000 les députés ont voté de nouvelles lois concernant les activités d’encadrement, d’animation, d’accompagnement équestre contre rétribution. Tout est clair : de nouvelles formations, de nouveaux diplômes sportifs, plus d’homologations. Pour permettre aux techniciens du ministère d’achever les travaux de préparation et au nombreux diplômés fédéraux de travailler, une loi a été votée repoussant la fin des homologations à fin 2002.

Dans un monde difficile ou l’emploi ne va pas pour le mieux, on a l’impression que chacun fait ce qu’il peut pour rendre les choses difficiles. Pourtant, la formation professionnelle, l’emploi, les diplômes, tout cela est parfaitement géré par des textes et contrôlé par le ministère du travail.

Je souhaite donc, Madame la Ministre, être l’écho de professionnels en activité soucieux de leur avenir (que vont devenir les ATE à la fin 2002), et des jeunes qui nombreux nous sollicitent, souhaitant se diriger vers les métiers du tourisme équestre. Vous saurez certainement faire le nécessaire pour que la loi soit respectée au niveau national et régional et qu’elle soit la même pour tous. Je vous serais gré de bien vouloir m’accusez réception de ce courrier, afin que je sois sur d’avoir frappé à la bonne porte.

Je vous prie d’accepter, Madame la Ministre, mes salutations les plus respectueuses.


Gilbert DE KEYSER